Saint-Philippe-du-Roule

Paroisse catholique du diocèse de Paris

Édito de la semaine

« Venez à la noce »

Dimanche après dimanche, nous allons de paraboles en paraboles. Aujourd’hui le Seigneur nous entraîne au cœur même du mystère de son amour. Il ne s’agit plus de vigne, ou de vignerons, mais d’un festin de noces. Le prophète Isaïe nous parle d’un banquet de viandes grasses et de vins fins préparé par le Seigneur, et le Christ lui-même compare le Royaume des Cieux à un roi qui célèbre les noces de son fils.

Ainsi ces noces, ce sont celles de Jésus Lui-même, le fils de Dieu. Ce sont les épousailles du divin et de l’humain, du Verbe et de la chair. Pourtant, l’Évangile prend un tournant tragique. Le repas est prêt, mais les premiers invités refusent de venir. Pire encore, ils s’en désintéressent: l’un part à son champ, l’autre à son commerce.

Au sens premier bien évidemment, il s’agit une fois encore, du premier peuple choisi, élu, choyé et préparé durant des siècles mais qui refuse l’invitation au banquet, c’est-à-dire l’offre du salut offert par le Christ. Alors l’invitation passe aux. païens, aux pécheurs. L’Église est cette salle de noces ouverte où les boiteux, les blessés de la vie, les pécheurs que nous sommes, s’asseyent côte à côte, comme nous pouvons le voir dans nos paroisses ou comme nous l’avons vu aux Champs-Elysées voici deux semaines. La gratuité de Dieu précède nos mérites.

Mais il y a donc deux exigences pour participer au festin des noces répondre à l’invitation et porter le vêtement. A un mariage on répond et on s’habille!

1/ Tous sont invités oui c’est sûr… le Christ est mort pour tous ! mais comment, répondons-nous quotidiennement à l’invitation du Seigneur ? À son appel à la sainteté ? Quelle est notre réponse lorsque notre liberté est sollicitée dans le service de son Eglise.

2/ Tous sont invités oui c’est sûr, mais à condition de porter le vêtement. II faut savoir qu’en Orient à cette époque: c’était le roi lui-même qui fournissait l’habit de fête à l’entrée du palais. Ne pas le porter n’était donc pas un problème de pauvreté, mais un refus d’honorer l’hôte. C’était entrer dans la fête tout en restant habillé de son égoïsme, sans vouloir changer.

Le vêtement de noce, c’est la conversion de notre cœur. Dieu nous accueille tels que nous sommes – avec nos vêtements de voyage sales et déchirés –, mais il nous offre à l’entrée sa grâce pour nous transformer. On ne peut pas entrer dans l’intimité du Christ et de son Église en refusant de revêtir la charité, le pardon et la justice. C’est finalement la grâce sanctifiante qui nous maintient dans l’intimité du Christ-époux. Car finalement l’épouse c’est notre âme. Celle que le Christ veut s’unir à Lui dans le mystère de la communion.

Père Michel Muel

Octobre,
mois du Rosaire

« Chers frères et sœurs,

[…] Je voudrais lancer un appel qui me tient particulièrement à cœur, me trouvant en ce lieu. C’est ici que la Vierge Marie est apparue à sainte Bernadette avec le chapelet et qu’elle a, pour ainsi dire, guidé sa prière. C’est pourquoi aujourd’hui, comme si je recevais d’elle cette demande, j’invite tous les fidèles et toutes les communautés chrétiennes à prier le saint Rosaire au cours du mois d’octobre prochain, avec l’intention particulière que cessent les guerres et que la paix s’instaure entre les peuples en conflit. Accompagnons cette prière d’actes concrets de pénitence et de miséricorde, avec l’engagement de toujours favoriser le dialogue et la réconciliation.

Que notre Très Sainte Mère intercède pour nous ! »

Pape Léon XIV, Lourdes
dimanche 27 septembre 2026

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